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Boris Venot va couper 18 000 sapins de Noël en un mois, à Courbehaye

Publié le 22/11/2020 à 07h00

Boris Venot, exploitant agricole à Courbehaye, consacre 42 hectares de son exploitation à la culture de sapins de Noël, destinés à être décorés durant les fêtes de fin d’année. Depuis le 12 novembre, et jusqu’au 15 décembre, il va ainsi en couper 18 000.

Boris Venot produit des céréales et des légumes, dont une partie en bio, sur les 400 hectares de son exploitation agricole, à Courbehaye. « J’en produis pour les fêtes de fin d’année depuis que je me suis installé dans cette exploitation, en 2004 ».

Boris Venot a commencé par consacrer un hectare à cette production, puis chaque année un peu plus. Aujourd’hui, il cultive 350.000 sapins sur 42 hectares. Une production qui lui assure 25 % de son chiffre d’affaires annuel, et que Boris Venot compte augmenter encore un peu les prochaines années.

« Pendant cette période, en plus de mes quatre salariés, j’embauche sept saisonniers » Boris Venot

Depuis le jeudi 12 novembre, et jusqu’au 15 décembre, ces sapins mobilisent toute son énergie. « Pendant cette période, en plus de mes quatre salariés, j’embauche sept saisonniers », précise Boris Venot.

Cette année, ce sont 18.000 sapins qu’ils vont couper, à raison de 500 à 600 par jour, six jours sur sept. « 13.000 Nordmann, la variété la plus demandée, 4 000 épicéas et 1 000 sapins des trois autres variétés que nous produisons ».

« C’est toute une organisation »

« Il ne s’agit pas juste de couper quelques sapins. C’est toute une organisation », explique Boris Venot. « Dans un premier temps, on fait le tour des parcelles pour sélectionner ceux qui sont bons à couper. Sur leur cime, on accroche une étiquette, qui les suivra jusque chez leur revendeur. Ça permet à mes salariés de gagner du temps. Quand ils entrent dans une parcelle, ils savent immédiatement lesquels couper. Autre avantage, pour le revendeur cette fois, l’étiquette mentionne la variété et la taille du sapin, et elle est déjà dotée de codes-barres ».

« À chaque fois qu’on coupe un sapin, on lui taille le pied pour qu’il puisse s’emboîter dans les bûches qui servent de support », ajoute Boris Venot. « Puis, à l’aide d’une machine, on le place dans des filets. Ça permet qu’il prenne moins de place, et ça évite aussi que des branches soient cassées ».

Certains sapins sont directement conditionnés par palettes, qui peuvent en contenir de 50 à 200. Les autres sont rapportés à la ferme de Boris Venot, où ils sont ensuite triés, en fonction de leur destinataire.

« Nous vendons majoritairement ces sapins localement, mais nous en vendons aussi à Paris, en Bretagne, etc. », ajoute Boris Venot. « Et à toute sorte de clients : des jardineries et des grandes surfaces, bien sûr, mais aussi des grossistes, des écoles, des comités d’entreprises, des fleuristes… ».

Source : L'Echo Républicain

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